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Blanche

4,5% alc./vol. – 341 ml

Notre blanche se veut une bière au blé allemande de type hefeweizen tout en offrant un clin d’œil à la tradition belge d’y ajouter un soupçon d’épices. Avec ses effluves de cardamome, de clou de girofle et de banane, vous la trouverez rafraîchissante et douce en bouche.

De 1516 à 1987, il y a eu en Allemagne, sous une forme ou une autre, une loi sur la pureté de la bière appelée Reinheitsgebot. Il y a diverses versions sur l’origine de cette loi. Certains disent qu’il y avait une volonté de promouvoir le brassage de la bière avec de l’orge seulement pour garder le blé pour la fabrication du pain durant les périodes de famine. D’autres textes mentionnent qu’il y avait plutôt une volonté de forcer l’utilisation du houblon comme aromate unique de la bière. En effet, jusqu’alors, un mélange d’herbes et d’épices, le gruit (ou parfois grut ou gruut), était utilisé pour aromatiser les bières. Il variait selon celui qui le produisait, allant de trois à plus d’une dizaine d’ingrédients différents. Produit principalement par les communautés religieuses, il était ensuite vendu directement aux brasseurs. Une façon ingénieuse de lever un impôt « religieux ».

Pourquoi y avait-il utilisation du gruit ? La levure est connue comme organisme participant à la production de la bière seulement depuis les travaux de Louis Pasteur. Avant, on ne connaissait pas vraiment ce qui causait la fermentation. On se basait sur des données empiriques pour la fermentation de la bière. On reproduisait les actions des brasseurs qui avaient donné de bons résultats par le passé et on tentait d’améliorer le processus. Au pire, la bière était imbuvable. Au mieux, la bière avait un goût acide et âcre, un effet direct des levures sauvages qui avaient ensemencé le moût. Pour améliorer ce goût, il était pratique courante d’aromatiser les bières avec un mélange d’herbes et épices : le gruit. Une bonne partie des brasseries en Belgique s’inspirent encore de cette tradition et épicent légèrement certaines de leurs bières. Le houblon était connu depuis le XIIe siècle pour ses propriétés aseptisantes et aromatiques et a gagné, au fil des siècles, en popularité comme aromate principal de la bière.Traditionnellement, les bières blanches de type allemandes ne sont pas aromatisées avec des épices. Certains auteurs semblent dire qu’il y en déjà eu quelques-unes. La levure que nous avons utilisée pour cette bière rafraîchissante aide à dégager des arômes délicats de banane, de clou de girofle et de citron doux lui conférant une des caractéristiques de base des hefeweizen allemandes. Et pour rompre avec la tradition, nous ajoutons une légère touche de cardamome, de curaçao et de camomille.

Notre caisse de Blanche ainsi que son étiquette mettent en vedette « l’ange de la paix » de Berlin (Freidenengel, en allemand).

Blonde

5% alc./vol. - 341 ml

En 1842, à Pilsen en République tchèque, à une époque où les bières étaient soit brunes ou troublées par la levure, un brasseur élabora une bière blonde et limpide qui passa à l’histoire : la pilsner. Bien que fermentée à plus haute température, notre Blonde s’inspire directement de cette tradition brassicole. Sèche, désaltérante et limpide, elle saura vous plaire avec sa saveur légèrement maltée et son nez floral.

C’est le 5 octobre 1842, à Pilsen en Bohême, que Josef Groll expérimente une nouvelle recette de bière. Une variante du type lager, populaire à l’époque autant en Allemagne (Bavière) qu’en Bohême. Il ne la brasse qu’avec des grains d’orge maltés très pâles, n’utilise que du houblon bohémien Saaz et la laisse reposer longtemps. Le résultat : une bière d’une limpidité inédite à cette époque et d’une couleur rappelant l’orge dorée oscillant au gré du vent dans la campagne bohémienne. Sa bière a été un franc succès et sa façon de faire a été copiée à tel point qu’un nouveau style de bière était né. D’ailleurs, c’est aujourd’hui le plus prévalent au monde. Notre Blonde s’inspire fortement de cette bière passée à l’histoire. Grains d’orge maltés très pâles. Même houblon Saaz provenant directement de la Tchéquie. Par contre, nous avons utilisé une technique de brassage différente. Notre bière est fermentée comme une ale, à plus haute température qu’une lager. Le changement est subtil et seuls les initiés pourront goûter la différence.

Notre caisse de Blonde ainsi que l’étiquette sur la bouteille mettent en vedette un des châteaux les plus importants de Bohême : le château de Karlstein (Karlštejn, en tchèque). L’empereur Charles IV fit construire ce château fort de style gothique, situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Prague. Les travaux ont débuté en 1348. L’érection fut assez rapide, se terminant en 1357. Pendant ses premiers 150 ans, le château fort fut la résidence de divers monarques de Bohême ainsi que le lieu de garde de divers trésors de la couronne tchèque de l’époque. Il fut rénové de façon majeure à la fin des XVIe et XIXe siècles. Cette dernière rénovation lui donna l’allure que nous lui connaissons aujourd’hui. Il est ouvert aux touristes depuis cent ans.

Rousse

5,0% alc./vol. – 341 ml

L’Irlande compte son lot de rouquines ayant, tout comme notre Rousse, du caractère doublé d’une douceur incomparable. La couleur de sa robe, semblable à la chevelure de ces belles Irlandaises, n’aura d’égale que sa saveur douce et légèrement maltée. Elle laissera sur vos papilles des notes sèches de caramel, de noisette et de blé grillés, couronnées d’une légère amertume. La Rousse des Brasseurs du Monde saura conquérir votre cœur !

Un peu d’histoire : Pour stabiliser le grain d’orge après le maltage, celui-ci doit être séché. Cela lui permet d’être conservé pour une longue période. Le séchage du malt se passait autrefois au-dessus d’un feu de bois où le malt était étalé et retourné régulièrement pour en uniformiser l’évaporation de l’humidité. Ce procédé était fait manuellement avec une pelle et il était pour le moins irrégulier. Cela avait comme résultat que plusieurs grains de malt qui restaient plus longtemps près de points de chaleur plus intenses devenaient plus ou moins caramélisés. Le malt qui en résultait contenait des grains plus pâles et d’autres plus foncés. Une bière issue d’un tel malt avait une robe avec des reflets rouge plus ou moins foncé, en fonction du ratio de grains plus pâles et plus foncés.

Aujourd’hui, les grains d’orge maltés sont chauffés de façon uniforme. La majeure partie des grains est maintenant de couleur pâle et le malteur décidera d’en caraméliser une partie pour être incorporé aux recettes que les brasseurs utiliseront. C’est pour cette raison que les bières d’aujourd’hui sont nettement plus stables que les bières d’antan. Notre Rousse est brassée avec une majorité de grains pâles et un judicieux pourcentage de grains de divers degrés de caramélisation. Ce sont principalement ces derniers qui donnent à notre Rousse sa saveur de noisettes grillées et de caramel légèrement brûlé.

Noire

5,0% alc./vol. – 341 ml

Le style stout vient de la popularité des porters londoniens. En modifiant la recette pour les rendre moins sucrés, ces porters devinrent des «stouts porters» pour plus tard ne garder que le nom «stout» (« fort » en vieil anglais). Les brasseurs irlandais raffinèrent ce style en une version plus sèche et moins forte en alcool, et demeurent ceux qui en brassent le plus. Notre Noire présente de légères notes de torréfaction et de malts grillés résultant en un dry stout à la finale douce, peu sucrée et facile à boire.

L'interdite 60

6,0% alc./vol. – 341 ml

L’Interdite – 60 minutes nous rappelle qu’à la suite de la domination des houblons amers après la prohibition, les houblons aromatiques refirent surface grâce à la popularité du brassage maison et à l’apparition des microbrasseries. L’Interdite – 60 minutes (houblonnée constamment pendant une heure) est une pale ale où le profil à la fois amer et aromatique des houblons américains domine par ses saveurs d’agrumes et d’épices sur un corps passablement sec de malts légèrement caramélisés. Une belle bière de soif !

L'interdite 90

6,5% alc./vol. - 341 ml

L’Interdite nous rappelle les barils de bières jetées aux égouts durant la prohibition aux États-Unis. Lorsque le brassage y redémarra, les houblons très amers dominèrent rapidement le marché. Nous brassons L’Interdite en souvenir de cette époque. Houblonnée pendant 90 minutes, cette bière est savoureuse et… très amère!

 

Aux notes florales et herbacées s’ajoutent des flaveurs complexes d’agrumes et un goût légèrement malté.

L'assoiffé-8

6,5% alc./vol. – 341 ml

Dès le XIe siècle, les moines belges brassaient de la bière pour assurer leur subsistance. Ils vendaient ou échangeaient dans les environs le fruit de leur labeur pour acquérir des biens ou des victuailles utiles à leurs communautés monastiques.

Après des périodes d’abstinence ou de travail ardu aux champs ou dans la brasserie, le moine amateur de bière assoiffé trouvait une grande satisfaction à boire une bonne rasade de sa bière préférée.

Les moines trappistes, avec leur rigueur et leur savoir-faire, ont probablement le plus contribué au développement des traditions brassicoles. Étant prêts à tout pour offrir une boisson des plus délectables, les moines firent de multiples essais et certains allèrent même jusqu’à offrir le pardon à des fidèles en échange de leurs recettes de bière. Il ne reste aujourd’hui que sept abbayes trappistes qui produisent de la bière.

C’est en leur honneur et à la mémoire des nombreux moines qui ont développé et aimé ces bières au fil des siècles que nous avons créé ce divin nectar. L’Assoiffé – 8 est une bière de type double belge aux notes maltées de fruits secs, agrémentées d’un soupçon subtil de mélasse et de noisettes grillées, le tout se terminant sur une finale douce, légèrement sucrée et peu amère.

L'exploité

6,5% alc./vol. – 341 ml

L’Exploité est un stout au moka, robuste et sucré. C’est au XVIIIe siècle que le nom « stout » fait son entrée pour de bon dans l’univers de la bière. Il aurait été utilisé pour identifier les porters plus forts, plus goûteux et souvent plus secs. À cette époque, ces bières noires passablement sucrées et faibles en alcool étaient souvent consommées par les « porteurs » de colis desservant la gare et le port de Londres. C’était les débardeurs du temps. Exploités par les négociants et les importateurs, payés à la pièce, ils travaillaient fort et ne prenaient guère de pause pour manger, préférant boire rapidement une pinte ou deux de bière noire et sucrée et surtout, la moins chère, d’où son appellation bière des porteurs ou, en anglais, porter’s beer.

C’est aussi à cette époque que le café et le cacao firent leur entrée en Angleterre et il n’était pas rare que les porteurs aient à en transporter de lourdes poches pour des commerçants qui faisaient fortune à transformer ces grains. Le premier café, de type arabica, provenait presque exclusivement de la ville portuaire de Moka, au Yémen, et avait des arômes subtils de chocolat.

Pour reconnaître le travail de ces exploités qui ont transporté des milliers de poches de café sur leur dos courbé, nous en ajoutons à notre stout. Et comme dans certaines régions du monde le mot moka est associé à un mélange de saveurs de café et de chocolat, et que les porteurs ont sûrement dû en transporter nombre de poches aussi, nous ajoutons des fèves de cacao transformées ici même, à Saint-Hyacinthe. Cette bière contient aussi un peu de lactose.

L’Exploité offre des notes suaves de torréfactions complexes allant des noix grillées au caramel brûlé, en passant par le café moka et le chocolat doux. L’amertume et la pointe d’alcool sont enrobées des sucres résiduels, ce qui équilibre et adoucit les saveurs en bouche.

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